{"id":175673,"date":"2018-02-01T00:00:00","date_gmt":"2018-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/hwpd.bcfi-cbip.be\/guide-du-kce-sur-le-traitement-des-douleurs-lombaires-et-commentaire-sur-la-place-des-analgesiques-opioides\/"},"modified":"2026-04-13T11:32:14","modified_gmt":"2026-04-13T09:32:14","slug":"guide-du-kce-sur-le-traitement-des-douleurs-lombaires-et-commentaire-sur-la-place-des-analgesiques-opioides","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.bcfi-cbip.be\/fr\/guide-du-kce-sur-le-traitement-des-douleurs-lombaires-et-commentaire-sur-la-place-des-analgesiques-opioides\/","title":{"rendered":"Guide du KCE sur le traitement des douleurs lombaires et commentaire sur la place des analg\u00e9siques opio\u00efdes"},"content":{"rendered":"<div class='summary'>Les douleurs lombaires sans pathologies s&eacute;v&egrave;res sous-jacentes disparaissent g&eacute;n&eacute;ralement spontan&eacute;ment. D&rsquo;apr&egrave;s le guide r&eacute;cent n&deg; 287Bs<span class='folia-referentie-note'>1<\/span> du KCE&#x002C; le traitement des douleurs lombaires repose en premier lieu sur des interventions non pharmacologiques&#x002C; encourageant l&rsquo;exercice physique. La directive du KCE traite principalement de la pr&eacute;vention d&rsquo;une &eacute;volution vers des douleurs lombaires chroniques&#x002C; par une mobilisation rapide dans les limites de la douleur. Une prise en charge m&eacute;dicamenteuse n&rsquo;est recommand&eacute;e qu&rsquo;en deuxi&egrave;me intention et est r&eacute;serv&eacute;e au traitement de courte dur&eacute;e des douleurs lombaires. Le guide du KCE retient comme premier choix les anti-inflammatoires non st&eacute;ro&iuml;diens (AINS) ou&#x002C; en cas d&rsquo;intol&eacute;rance aux AINS&#x002C; un opio&iuml;de peu puissant (appel&eacute; auparavant &ldquo;analg&eacute;sique morphinique&rdquo;) &eacute;ventuellement combin&eacute; au parac&eacute;tamol. Selon le KCE&#x002C; le parac&eacute;tamol en monoth&eacute;rapie n&rsquo;est pas suffisamment efficace dans les douleurs lombaires chez la plupart des patients&#x002C; mais constitue parfois la seule option chez les patients (souvent plus &acirc;g&eacute;s) chez qui les AINS et les opio&iuml;des sont contre-indiqu&eacute;s.<br \/> Le CBIP partage les conclusions g&eacute;n&eacute;rales du rapport et constate qu&rsquo;il existe actuellement peu de preuves sur l&rsquo;utilisation d&rsquo;analg&eacute;siques dans le traitement des douleurs lombaires&#x002C; ou que leur rapport b&eacute;n&eacute;fice\/risque est souvent n&eacute;gatif. Dans l&rsquo;ensemble du groupe de patients souffrant de douleurs lombaires&#x002C; aucune efficacit&eacute; n&rsquo;a pu &ecirc;tre constat&eacute;e avec le parac&eacute;tamol [voir <a href='http:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2229?folia=2200'>Folia d&#39;octobre 2014<\/a>]. D&rsquo;autre part&#x002C; tant la place des AINS que des opio&iuml;des dans le traitement des douleurs lombaires est limit&eacute;e et\/ou ne peut &ecirc;tre justifi&eacute;e que pour un traitement de courte dur&eacute;e&#x002C; compte tenu de leurs effets ind&eacute;sirables. L&rsquo;association fixe de parac&eacute;tamol + tramadol n&rsquo;a pas de sens.<\/div>\n<p>Le KCE&#x002C; Centre f&eacute;d&eacute;ral d&rsquo;expertise des soins de sant&eacute;&#x002C; a publi&eacute; en mai 2017 un &quot;<a href='https:\/\/kce.fgov.be\/sites\/default\/files\/atoms\/files\/KCE_287B_Douleurs_lombaires_et_radiculaires_Resume.pdf'>guide de pratique clinique pour les douleurs lombaires et radiculaires<\/a><span class='folia-referentie-note'>a<\/span>&quot;.<span class='folia-referentie-note'>1<\/span> Avec ce guide&#x002C; le KCE souligne l&rsquo;importance de la d&eacute;m&eacute;dicalisation des douleurs lombaires et radiculaires sans pathologies s&eacute;v&egrave;res sous-jacentes. Des interventions m&eacute;dicamenteuses ne sont pas syst&eacute;matiquement recommand&eacute;es&nbsp;: la prise en charge consiste tout d&rsquo;abord &agrave; rassurer&#x002C; encourager &agrave; effectuer des exercices et &agrave; reprendre le plus vite possible une activit&eacute; normale. Les diverses interventions non m&eacute;dicamenteuses sont expos&eacute;es en d&eacute;tail&#x002C; et reposent essentiellement sur une d&eacute;marche d&rsquo;autogestion&#x002C; qui consiste &agrave; apprendre &agrave; g&eacute;rer soi-m&ecirc;me la douleur&#x002C; notamment en adaptant son style de vie (approche biopsychosociale). Lorsque des m&eacute;dicaments s&rsquo;av&egrave;rent n&eacute;cessaires&#x002C; le premier choix en cas de douleurs lombaires aigu&euml;s et chroniques est un traitement de courte dur&eacute;e par un AINS. Les preuves &eacute;tayant cette recommandation sont plut&ocirc;t faibles&#x002C; ce qui n&rsquo;est pas sans importance vu le risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables. Il n&rsquo;est pas prouv&eacute; que les analg&eacute;siques opio&iuml;des (appel&eacute;s auparavant &ldquo;analg&eacute;siques morphiniques&rdquo;) soient efficaces en cas de douleurs lombaires aigu&euml;s ou chroniques. Pourtant&#x002C; selon l&rsquo;opinion d&rsquo;experts bas&eacute;e sur un consensus au sein du KCE&#x002C; un opio&iuml;de peu puissant (tramadol ou cod&eacute;ine)&#x002C; &eacute;ventuellement combin&eacute; au parac&eacute;tamol&#x002C; peut &ecirc;tre envisag&eacute; comme deuxi&egrave;me choix pour un traitement tr&egrave;s court chez le patient souffrant de douleurs lombaires aigu&euml;s et intol&eacute;rant aux AINS. Selon le KCE&#x002C; le parac&eacute;tamol en monoth&eacute;rapie n&rsquo;est pas suffisamment efficace chez la plupart des patients souffrant de douleurs lombaires&#x002C; mais il est parfois la seule option chez les patients (souvent plus &acirc;g&eacute;s) chez qui les AINS et les opio&iuml;des sont contre-indiqu&eacute;s.<\/p>\n<p>Le KCE estime que les antid&eacute;presseurs n&rsquo;ont pas de place dans les douleurs lombaires aigu&euml;s. Seulement dans certaines formes de douleurs lombaires chroniques&#x002C; les antid&eacute;presseurs tricycliques (ATC) et les inhibiteurs non s&eacute;lectifs de la recapture de la s&eacute;rotonine et de la noradr&eacute;naline ont une place limit&eacute;e. Les inhibiteurs s&eacute;lectifs de la recapture de la s&eacute;rotonine (ISRS) ne sont pas efficaces dans les douleurs lombaires chroniques.<\/p>\n<p>Les anti&eacute;pileptiques ne peuvent &ecirc;tre propos&eacute;s selon le KCE que dans le traitement des personnes atteintes de douleurs lombaires avec une composante neuropathique. Quant aux myorelaxants&#x002C; ils n&rsquo;ont aucune place dans les douleurs lombaires d&rsquo;apr&egrave;s le KCE.<\/p>\n<h2>Commentaire<\/h2>\n<ul>\n<li>\n<p>Le CBIP partage les conclusions g&eacute;n&eacute;rales du guide du KCE concernant l&rsquo;efficacit&eacute; des interventions m&eacute;dicamenteuses dans les douleurs lombaires : il existe en effet &eacute;tonnamment peu d&rsquo;&eacute;tudes contr&ocirc;l&eacute;es sur cette pathologie pourtant si fr&eacute;quente. A c&ocirc;t&eacute; des preuves d&rsquo;efficacit&eacute;&#x002C; il faut aussi tenir compte du profil d&rsquo;innocuit&eacute; de ces interventions m&eacute;dicamenteuses&nbsp;; celui du parac&eacute;tamol est bien &eacute;videmment nettement meilleur que celui des AINS ou des opio&iuml;des. Dans le cas des douleurs lombaires non compliqu&eacute;es&#x002C; l&rsquo;accent est mis sur l&rsquo;approche non m&eacute;dicamenteuse.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>A l&#39;heure actuelle&#x002C; il y a peu de preuves quant &agrave; l&#39;utilisation d&#39;analg&eacute;siques dans le traitement des douleurs lombaires et\/ou leur rapport b&eacute;n&eacute;fice\/risque est souvent d&eacute;favorable&#x002C; en particulier dans le cas de douleurs lombaires chroniques. Le parac&eacute;tamol n&#39;est pas suffisamment efficace dans les groupes h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes de patients souffrant de douleurs lombaires aigu&euml;s et chroniques&#x002C; comme le r&eacute;v&egrave;le une m&eacute;ta-analyse<span class='folia-referentie-note'>2<\/span>. Il convient de noter que cette m&eacute;ta-analyse se base uniquement sur 3 &eacute;tudes sur les douleurs lombaires&#x002C; dont l&rsquo;&eacute;tude PACE [voir <a href='http:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2229?folia=2200'>Folia d&#39;octobre 2014<\/a>]. Les AINS peuvent induire une analg&eacute;sie l&eacute;g&egrave;re &agrave; court terme mais le risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables doit &ecirc;tre bien &eacute;valu&eacute; [voir les <a href='http:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2656?folia=2654'>Folia de novembre 2016<\/a>]. Les opio&iuml;des ne constituent pas un premier choix de traitement des douleurs lombaires aigu&euml;s; ils ont seulement une place dans les pathologies s&eacute;v&egrave;res en raison du risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables et de d&eacute;pendance. Dans le cas des douleurs lombaires chroniques&#x002C; il n&rsquo;y a pas suffisamment de preuves que l&rsquo;utilisation prolong&eacute;e d&rsquo;opio&iuml;des permette d&rsquo;am&eacute;liorer &agrave; long terme le contr&ocirc;le de la douleur chronique&#x002C; ni la fonction physique [voir les <a href='http:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2628?folia=2626'>Folia de septembre 2016<\/a>]<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Les anti&eacute;pileptiques&#x002C; la pr&eacute;gabaline et la gabapentine&#x002C; qui sont parfois utilis&eacute;s <em>off-label<\/em> dans les douleurs lombaires chroniques&#x002C; ne constituent pas une alternative bien fond&eacute;e aux analg&eacute;siques classiques ou aux opio&iuml;des car leur efficacit&eacute; dans les douleurs lombaires n&rsquo;est pas suffisamment &eacute;tay&eacute;e par des &eacute;tudes de bonne qualit&eacute;. Dans une &eacute;tude r&eacute;cente&#x002C; bien men&eacute;e et contr&ocirc;l&eacute;e par placebo&#x002C; publi&eacute;e dans le <em>New England Journal of Medicine<\/em>&#x002C; les donn&eacute;es&#x002C; bien que limit&eacute;es&#x002C; montrent que la pr&eacute;gabaline n&rsquo;est pas efficace dans les douleurs radiculaires aigu&euml;s ou chroniques.<span class='folia-referentie-note'>3<\/span> Les donn&eacute;es nationales en mati&egrave;re de prescription aux Etats-Unis r&eacute;v&egrave;lent toutefois que les anti&eacute;pileptiques gabapentine et pr&eacute;gabaline sont de plus en plus prescrits (usage <em>off-label<\/em>) dans de nombreuses formes de douleurs. Ces anti&eacute;pileptiques peuvent avoir une place limit&eacute;e chez certains patients atteints de douleurs avec une composante neuropathique&#x002C; mais des &eacute;tudes plus approfondies sont n&eacute;cessaires pour d&eacute;terminer leur place exacte dans le traitement des douleurs lombaires.<span class='folia-referentie-note'>4<\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Certains antid&eacute;presseurs tricycliques et la dulox&eacute;tine (voir <a href='http:\/\/www.cbip.be\/fr\/chapters\/11?frag=7997'>10.3. Antid&eacute;presseurs<\/a>) sont &eacute;galement utilis&eacute;s dans la douleur neuropathique chronique [voir <a href='https:\/\/ft.farmaka.be\/files\/non_digitized\/76_non_digitized_fr.pdf'>Fiche de transparence &ldquo;Douleurs neuropathiques&rdquo;<\/a>].<br \/> &nbsp;<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Note&nbsp;: commentaire concernant les chiffres sur la consommation d&rsquo;opio&iuml;des<\/h2>\n<p>La consommation croissante des opio&iuml;des&#x002C; dans le monde entier&#x002C; incite &agrave; la r&eacute;flexion. En particulier aux Etats-Unis&#x002C; on s&rsquo;int&eacute;resse actuellement de pr&egrave;s au probl&egrave;me de la d&eacute;pendance et de la mortalit&eacute; due aux opio&iuml;des.<span class='folia-referentie-note'>5<\/span> Dans les <a href='http:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2628?folia=2626'>Folia de septembre 2016<\/a>&#x002C; nous &eacute;crivions que les chiffres sur la consommation d&rsquo;opio&iuml;des dans notre pays sont difficiles &agrave; interpr&eacute;ter vu qu&rsquo;on ignore dans quelle proportion ils sont utilis&eacute;s dans les douleurs non canc&eacute;reuses. A ce sujet&#x002C; il est int&eacute;ressant de noter qu&rsquo;un <a href='https:\/\/www.nivel.nl\/nl\/nieuws\/huisartsen-schrijven-vaker-opio%C3%AFden-voor'>rapport<\/a> a &eacute;t&eacute; publi&eacute; aux Pays-Bas&#x002C; concernant la prescription d&rsquo;opio&iuml;des dans la pratique de m&eacute;decine g&eacute;n&eacute;rale n&eacute;erlandaise&#x002C; par le <em>Nederlands instituut voor onderzoek van de gezondheidszorg<\/em> (NIVEL)<span class='folia-referentie-note'>6<\/span>. Il en ressort une forte augmentation du nombre de prescriptions pour des opio&iuml;des entre 2005 et 2015&#x002C; principalement chez les personnes &acirc;g&eacute;es (75 ans et plus). Cette augmentation s&rsquo;explique par le nombre croissant de prescriptions pour les maux de dos&#x002C; de cou et d&#39;&eacute;paules&#x002C; non pas pour les douleurs canc&eacute;reuses. On rapporte un nombre sextupl&eacute; de prescriptions d&rsquo;opio&iuml;des puissants&#x002C; la plus forte augmentation concernait l&rsquo;oxycodone. Les opio&iuml;des peu puissants sont les plus fr&eacute;quemment prescrits et leur nombre a doubl&eacute;&#x002C; le tramadol &eacute;tant le plus fr&eacute;quemment prescrit. La forte consommation de tramadol pourrait notamment s&rsquo;expliquer par l&rsquo;augmentation des douleurs chroniques dans une population vieillissante. Aux Etats-Unis aussi&#x002C; le tramadol est de plus en plus fr&eacute;quemment prescrit. Il a &eacute;t&eacute; sugg&eacute;r&eacute; que ceci pourrait &ecirc;tre li&eacute; &agrave; la promotion commerciale intensive de ce m&eacute;dicament&#x002C; ainsi qu&rsquo;&agrave; la perception selon laquelle le tramadol rend moins d&eacute;pendant&#x002C; ce qui ne refl&egrave;te pas la r&eacute;alit&eacute;.<span class='folia-referentie-note'>7<\/span><\/p>\n<p>Les chiffres du NIVEL r&eacute;v&egrave;lent &eacute;galement que l&rsquo;association de tramadol + parac&eacute;tamol est de plus en plus souvent prescrite. L&#39;association fixe de parac&eacute;tamol + tramadol n&rsquo;a pourtant pas beaucoup de sens: le tramadol est difficile &agrave; doser sous cette forme et les deux constituants ont une demi-vie tr&egrave;s diff&eacute;rente.<\/p>\n<h2> Notes de pied de page<\/h2>\n<p><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>a<\/span> La douleur radiculaire est une douleur irradiante avec une distribution dermatomique dans les membres inf&eacute;rieurs&#x002C; provoqu&eacute;e par la stimulation d&#39;un nerf &agrave; l&rsquo;endroit o&ugrave; il sort de la moelle &eacute;pini&egrave;re&#x002C; p.ex. sciatique.<\/span><\/p>\n<h2>Sources sp&eacute;cifiques<\/h2>\n<div class='reference'><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>1<\/span>&nbsp;KCE Guide de pratique clinique pour les douleurs lombaires et radiculaires. 19\/05\/2017 <a href='https:\/\/kce.fgov.be\/sites\/default\/files\/atoms\/files\/KCE_287B_Douleurs_lombaires_et_radiculaires_Resume.pdf'>https:\/\/kce.fgov.be\/sites\/default\/files\/atoms\/files\/KCE_287B_Douleurs_lombaires_et_radiculaires_Resume.pdf<\/a>&nbsp;Le rapport en Anglais <a href='https:\/\/kce.fgov.be\/sites\/default\/files\/atoms\/files\/KCE_287_Low_back_pain_Report_2.pdf'>https:\/\/kce.fgov.be\/sites\/default\/files\/atoms\/files\/KCE_287_Low_back_pain_Report_2.pdf<\/a><br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>2<\/span>&nbsp;Machado GC&#x002C; Maher CG&#x002C; Ferreira PH&#x002C; et al. Efficacy and safety of paracetamol for spinal pain and osteoarthritis: systematic review and meta-analysis of randomised placebo controlled trials. BMJ 2015; 350:h1225; doi: <a href='http:\/\/dx.doi.org\/10.1136\/bmj.h1225'>10.1136\/bmj.h1225<\/a><br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>3<\/span>&nbsp;Mathieson S&#x002C; Maher CG&#x002C; McLachlan AJ&#x002C; et al. Trial of pregabalin for acute and chronic sciatica. N Engl J Med 2017; 376:1111-20.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>4<\/span> Goodman CW&#x002C; Brett AS. &nbsp;Gabapentin and pregabalin for pain &ndash; is increased prescribing a cause for concern? N Engl J Med &nbsp;2017; 377; 411-412. doi: <a href='http:\/\/dx.doi.org\/10.1056\/NEJMp1704633'>10.1056\/NEJMp1704633<\/a><br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>5<\/span>&nbsp;Volkow ND&#x002C; Collins FS. N Engl J Med. 2017 [Epub ahead of print] The Role of Science in Addressing the Opioid Crisis. doi: <a href='http:\/\/dx.doi.org\/10.1056\/NEJMsr1706626'>10.1056\/NEJMsr1706626<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>6<\/span>&nbsp;NIVEL rapport: Voorschrijven van opio&iuml;den in de huisartsenpraktijk. <a href='https:\/\/www.nivel.nl\/sites\/default\/files\/bestanden\/Rapport_voorschrijven_opioiden.pdf'>https:\/\/www.nivel.nl\/sites\/default\/files\/bestanden\/Rapport_voorschrijven_opioiden.pdf<\/a>&nbsp;<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>7<\/span>&nbsp;Lewis SN&#x002C; David NJ. JAMA Intern Med. 2015;175(2):194-195. Tramadol and Hypoglycemia &ndash; One more thing to worry about. doi: <a href='http:\/\/dx.doi.org\/10.1001\/jamainternmed.2014.5260'>10.1001\/jamainternmed.2014.5260<\/a><\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les douleurs lombaires sans pathologies s&eacute;v&egrave;res sous-jacentes disparaissent g&eacute;n&eacute;ralement spontan&eacute;ment.  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